TradiNews

Actualité(s) du Traditionalisme Catholique

22 mars 2017

[DIC] Fraternité Saint-Pie X : Le Brésil devient Maison autonome

SOURCE - DICI - 17 marrs 2017

Vu le développement de l’apostolat de la Fraternité Saint-Pie X en Amérique du Sud, et en raison des spécificités linguistiques et culturelles du plus grand pays catholique du monde, le Brésil est érigé en Maison autonome, à partir du dimanche 19 mars 2017.

Cette décision, prise l’an dernier par Mgr Bernard Fellay, Supérieur général, avec ses Assistants, les abbés Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nély, entrera en vigueur ce 3e dimanche de carême, veille de la fête de saint Joseph, patron de l’Eglise. Une messe solennelle sera célébrée pour l’occasion par l’Econome général, l’abbé Pablo Suárez.

Conformément à ses statuts, l’apostolat de la Fraternité est organisé en plusieurs districts ou maisons autonomes, qui sont des districts en formation. Le Brésil compte actuellement trois prieurés ; il acquiert désormais l’autonomie et sera dirigé par l’abbé Juan-Maria de Montagut, actuel prieur à Sao Paulo, où résident quatre prêtres.

Le premier prieuré de la Fraternité au Brésil a été ouvert en 2001 à Santa Maria, dans la province de Rio Grande do Sul. Le prieuré Priorato Imaculado Coração de Maria accueille trois prêtres en charge du ministère dans la région.

La Fraternité développe aussi son apostolat dans l’état de Rio de Janeiro, à Arraial Novo près de Bomjesus do Itabapoana, où le Priorato São Sebastião a été ouvert en 2014. Dans la banlieue de Rio également, Dom Lourenço Fleichman, moine bénédictin, dirige un centre important à Niterói.

Depuis plusieurs années, de nombreux jeunes gens entrent au séminaire argentin de La Reja, désireux de devenir d’authentiques prêtres catholiques. Après le concile Vatican II, en étroite collaboration avec Mgr MarcelLefebvre, Mgr Antonio de Castro Mayer avait maintenu dans son diocèse la Tradition de l’Eglise.

(Source : FSSPX/MG – DICI n°351 du 17/03/17)

[Monde&Vie - Jacques-Régis du Cray] Saint-Nicolas: Paris vaut bien une messe!

SOURCE - Monde&Vie - entretien avec Jacques-Régis du Cray - 17 mars 2017

Jacques-Régis du Cray est historien du mouvement traditionaliste, réalisateur d’un film remarqué sur la vie de Mgr Marcel Lefebvre. Il a bien voulu répondre à nos questions alors que l’on fête le 40e anniversaire de la «prise» de Saint-Nicolas du Chardonnet.
Qu’est-ce qu’évoque pour vous la « prise » de Saint-Nicolas du Chardonnet ?
En 1977, je n’étais pas encore né. Par conséquent, même si j’ai grandi à l’ombre du clocher de Saint-Nicolas du Chardonnet, je n’ai connu ce qu’il est convenu d’appeler la « prise » que par les récits de ceux qui l’ont vécue. D’après ces témoignages et, au-delà du caractère mouvementé de ce qui peut sembler constituer une occupation, je parlerais davantage de restauration car, avant le 27 février 1977, l’église avait perdu son statut de paroisse et demeurait fermée une bonne partie de la semaine. Depuis ce jour-là, sa nef et ses confessionnaux ne désemplissent plus. Pour ses affectataires de fortune, cet évènement a sans aucun doute marqué le début d’une espérance cruciale et la fin d’une errance à travers la capitale. La messe traditionnelle était littéralement interdite et les séminaristes qui souhaitaient être ordonnés pour la célé- brer systématiquement condamnés. Ce jour d’hiver 1977, les défenseurs du culte traditionnel ont à nouveau espéré.
Quels sont les grands moments de l’histoire de Saint-Nicolas ?
Même si Saint-Nicolas est bien connu pour ces quatre dernières décennies, cette église paroissiale reconstruite au xVIIe en plein quartier latin avait une histoire ancienne et elle a certainement connu deux grands moments qui la distinguent des autres sanctuaires de la capitale. Au début du Grand Siècle, un séminaire fut édifié à ses côtés et de là, Adrien Bourdoise s’est avéré être un véritable héraut de la Contre-Réforme, multipliant les missions, exerçant un rayonnement par la prédication, formant un clergé instruit et cultivé. La loi de Séparation a mis fin à cette époque faste. Et c’est une autre figure cléricale, le chanoine Gabriel Lenert, qui a redonné une impulsion à l’église en la centrant sur sa vocation sacerdotale. Il obtint de saint Pie x d’y faire résider une confrérie dédiée à Marie, reine du clergé, pour remplacer le séminaire spolié. En 1912, le pape alla plus loin et fit de l’église le siège d’une archiconfrérie. C’est pourquoi Saint-Nicolas du Chardonnet est devenue la mère de toutes les confréries de Marie Reine du clergé à travers le monde. Le fait que la Fraternité Saint-Pie x s’y installe alors que son premier but est la sanctification sacerdotale est un évident clin d’œil de la Providence.
Que s’est-il passé ce 27 février 1977 ? 
Entre le moment où les réformes liturgiques ont été appliquées puis exigées et celui au cours duquel Saint-Nicolas a été occupée, des dizaines de lieux plus ou moins insalubres ont été expérimentés par Mons. Ducaud-Bourget et ses amis désireux de maintenir la messe traditionnelle à Paris. À l’hiver 1976-1977, avec son neveu, avec l’abbé Coache, l’abbé Serralda et Madame Buisson, il décida de célé- brer la messe dans une véritable église pour marquer les esprits à l’occasion des électionsmunicipales. Une fois l’assemblée envoyée, il pensait se retirer dans la sacristie préparée à la Mutualité. Or, ce qui devait être provisoire au cours d’une messe est devenu pérenne pendant quarante ans du fait des assistants si suppliants ! Sans doute, derrière la frêle figure du prêtre diocésain souffreteux se cachait une âme ardente qui avait connu la Grande Guerre, mêlant à la physionomie de Léon XIII celle du curé d’Ars. Mais il faut voir en Mgr Ducaud-Bourget un diplomate plutôt qu’un jusqu’au-boutiste, sachant allier l’humour à la plume plutôt que le sabre et l’amertume. D’ailleurs, il ne tenait pas à se laisser déborder par l’excès. Il renvoya des prêtres sédévacantistes de sa sacristie et il interdit qu’on ôtât le drapeau du Saint-Siège dans le chœur de l’église qu’il avait délivrée.
Monseigneur Ducaud-Bourget a une œuvre importante de poète mystique… 
Tout au long de sa vie, Mgr Ducaud-Bourget a beaucoup rédigé. Il a produit des écrits historiques, dramaturgiques, et même de critique littéraire. À ce titre, il n’avait pas ménagé Paul Claudel et François Mauriac. Néanmoins, ce sont ses poèmes, primés par l’Académie française, qui ont occupé bon nombre de ses soirées. Dom Gaspar Lefebvre, l’auteur du célèbre missel, avait préfacé en 1933, l’un de ses premiers recueils, l’Oblation, véritable hymne magnifiant la liturgie et révélant l’union intime du prêtre au sacrifice divin. Selon le grand bénédictin, ces poèmes méritaient d’être donnés à lire dans les séminaires. L’ensemble de son œuvre suit l’évolution de Paris au xxe siècle, celle de l’Église en transformation, les inquiétudes du prêtre et ses multiples pérégrinations. Sans doute était-ce une manière d’utiliser un art pour glorifier Dieu. En même temps, ce style lyrique, à la fois léger et fin, agrémentait l’opiniâtreté d’une âme aussi sensible que vaillante.
Pouvez-vous évoquer aussi l’abbé Vincent Serralda ? 
Avec sa barbe blanche et son nom hispanisant, l’abbé Serralda avait une allure de missionnaire et une dénomination de conquistador. Il avait à la fois l’âme de l’un et de l’autre. Fils d’un maçon et d’une ménagère établis près d’Alger, il n’a reculé devant aucun feu et vécut tour à tour la Seconde guerre comme aumônier militaire et la Guerre d’Algérie où il manqua d’être abattu plus d’une fois. Sa soutane, qu’il n’a jamais abandonnée et pour laquelle il fut persécuté, masquait les nombreuses médailles et citations à l’ordre de l’armée de ce pasteur studieux, humble et déterminé dont la modeste taille fut sans doute l’un des rares points qui le différenciait du père Brottier. Comme il avait été vicaire de SaintNicolas du Chardonnet entre 1964 et 1968, il facilita l’entreprise de sa restauration par la connaissance qu’il avait des lieux, avant de reprendre le chemin de ses chapelles de fortune, Sainte-Germaine et la salle Wagram. Dans les années 1990, sa silhouette sillonnait toujours l’avenue des Ternes et ne manquait pas d’arrêter le passant à la vue de ce petit géant. Son passé ne faisait pas pour autant de lui une tête brûlée en peine de conflits. Ses jeûnes hydriques pendant des jours et des jours en faisaient plutôt un ascète tandis que ses derniers mots appelant à « rester toujours attachés à Rome » constituaient un appel à ne pas perdre de vue l’horizon de tout catholique.
Y aurait-il eu « Saint-Nicolas du Chardonnet » sans un engagement des laïcs? 
Le jour de la « prise » de l’église, le clergé pensait simplement célébrer une messe. Il faut bien attribuer au petit troupeau exilé, errant de salles en salles, l’idée de se maintenir d’abord, une journée, puis une semaine puis une année. Au départ, une garde étoffée fut organisée pour éviter son expulsion. Elle fut ravivée en 2003, à la suite d’une occupation par des sans-papiers. Aujourd’hui encore, le fonctionnement matériel de cette paroisse fait participer chaque année des centaines de bonnes volontés pour la nettoyer, faire fructifier ses œuvres en tous genres, organiser ses processions, ses kermesses, coopérer à l’action du clergé. Dans les premiers temps, le rôle des hommes de lettres et des académiciens a été primordial pour asseoir intellectuellement la cause de Saint-Nicolas. Michel Droit, Jean Dutourd, Michel de Saint-Pierre, Jacques Dufilho, Jacques Perret, Jean Raspail, et bien d’autres ont permis de faire, de ce qui était présenté comme une occupation, une concession à des âmes délaissées et transformer un sanctuaire abandonné en un véritable temple réunissant toutes les traditions, des plus saintes aux plus populaires, désormais délaissées. Sans cet appui salutaire d’hommes de renom, les autorités ecclésiastiques, moins intimidées, auraient sans doute fait évacuer les lieux où auraient alors été tissées les toiles d’araignées, à défaut de recouvrer chasubles ou conopées.
Pouvez-vous évoquer en quelques mots les curés qui se sont succédé à Saint-Nicolas du Chardonnet depuis que monseigneur Ducaud-Bourget a remis cette église entre les mains de la Fraternité Saint-Pie X? 
À sa mort en 1984, Mgr Ducaud-Bourget a effectivement fait appel à l’œuvre de Mgr Lefebvre pour le remplacer. Il avait déjà reçu le concours apprécié des abbés Michel Simoulin et Philippe Laguérie. Ce dernier devint le prieur des lieux pendant treize années où les cloches sonnaient à toutes volées. Mgr Ducaud-Bourget refusait le titre de curé car il considérait que, n’ayant pas reçu juridiction pour cette tâche, il orchestrait plutôt un sauvetage des âmes déconsidérées. L’abbé Lagué- rie (1984-1997) était un orateur né qui savait ragaillardir les ardeurs. À sa suite, l’abbé Christian Bouchacourt (1997-2003) avait le don de toucher les cœurs et de faire renaître l’espérance dans les familles. L’abbé Xavier Beauvais (2003-2014) avait indéniablement un talent d’organisateur et ses prêches, d’une grande tenue, ont su résonner pour quantité de militants parfois déboussolés. Dernièrement, l’abbé Patrick de La Rocque (depuis 2014) a désiré réveiller la jeunesse, en l’invitant à épouser de nobles causes qui lui évitent le repli, en l’invitant à la charité pour les Chrétientés d’Orient persécutées. Tous ces prêtres, avec la collaboration de dizaines de confrères, ont fait de ce qui était au départ une bouffée d’oxygène un véritable poumon traditionnel au cœur de la capitale. Les hommes passent et l’œuvre se perpétue, rythmée par la vie des sacrements tandis que la grâce du Christ y est redistribuée quotidiennement.
Comment voyez-vous l’avenir de cette église, après 40 ans de témoignage traditionnel? 
L’avenir de cette église au cœur de la France est déjà tracé, c’est celui que lui avait donné Adrien Bourdoise : le cœur d’une mission vouée à rayonner. C’est le même objectif que Mgr Lefebvre espérait pour ses prêtres qui desservent l’église aujourd’hui : devenir des propagateurs d’un véritable zèle sanctificateur. Saint-Nicolas a fait des émules, directes ou indirectes – Notre-Dame-deConsolation est sa plus jeune sœur – et la messe grégorienne retrouve doucement mais sûrement sa place sur les autels. Sans doute, le danger serait-il de devenir une citadelle assiégée. Le but est d’en faire une véritable matrice, porteuse des exemples aguerris du passé. En formant et en sanctifiant les âmes, Saint-Nicolas du Chardonnet doit pouvoir pré- senter une nouvelle génération de fidèles apô- tres rayonnant avec habileté et charité.
-----
Propos recueillis par Claire Thomas

21 mars 2017

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] Vivre en Catholique?

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 18 mars 2017

Le diable, apparemment, vainc et a tout en main?
Détrompez-vous! Devant le Bon Dieu, c’est un nain!
Un autre jeune homme m’écrit pour me demander comment vivre en Catholique dans le monde qui nous entoure. Mais pour quel Catholique cela ne fait-il pas problème aujourd’hui ? Ses questions sur le monde et l’Église suivent en italique. Après, l’auteur de ce « Commentaire » lui offre quelques conseils :—
Il me devient de plus en plus difficile de mener une vie en accord avec ma Foi catholique. Quant au monde, dès que je gagnerai ma propre vie, devrai-je penser à me déplacer dans un autre pays, par exemple la France, pour chercher là le moyen de fonder une famille chrétienne avec une épouse, des prêtres qui tiennent à la Tradition, etc. ? Quant à la Messe, celle de St Pie V la plus proche de ma ville est à B., où se trouve une chapelle de la Néo-fraternité et une autre chapelle qui dépend de la Néo-église. Qu’est-ce que vous me recommanderiez de faire, Excellence ? Je ne connais pas de prêtres de la Résistance dans mon pays, ni même beaucoup de vrais Catholiques, comme il me semble.
Quant au monde, je ne vous recommanderais pas de vous déplacer dans un autre pays. Il est tout à fait probable que vous y rencontreriez les mêmes problèmes, et vous auriez coupé vos racines naturelles dans votre propre pays. Vous pouvez bien penser que les racines dans une ville moderne ne valent pas grand-chose, mais elles valent mieux que rien. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », dit le proverbe, et vous risqueriez de changer non pas de mal en mieux mais de mal en pire. La Providence vous a mis dans la ville où vous avez à présent votre famille et vos amis. Les solutions aujourd’hui sont d’ordre plutôt intérieur qu’extérieur, surtout lorsqu’une Guerre mondiale menace – aux USA le Système tout entier est contre Trump, et le Système veut la guerre!
  
De même pour l’assistance à la Messe. Cette « autre chapelle » que vous évoquez fut une fois meilleure qu’elle ne l’est maintenant. L’apostasie est aujourd’hui partout. A votre place je me méfierais des solutions géographiques. Vous pourriez vous attacher un jour au meilleur des prêtres comme il vous semblait, et peu de temps après il perd lui aussi les pédales. Un tel cas n’est que trop courant dans l’état actuel de l’Église. Cherchez une solution plutôt intérieure qu’extérieure.
  
Quant aux solutions intérieures, puisque vous lisez ce « Commentaire » vous savez avec quelle fréquence je répète la recommandation de prier tous les jours tous les 15 Mystères du Saint Rosaire. Les bons livres et la bonne musique peuvent aider beaucoup aussi à nourrir et à protéger l’esprit et le cœur. Lisez ce qui vraiment vous intéresse parce que vous profiterez bien moins de ces livres-là que de ceux que vous ne lisez que par devoir. Le Bon Dieu a vu depuis l’éternité dans quelle misère le monde moderne se plongerait. Il a vu aussi qu’il y aurait encore aujourd’hui des âmes qui veulent aller au Ciel. Est-ce imaginable que même dans les grandes villes infernales que nous connaissons, Il n’aurait laissé pour de telles âmes aucun recours, pour peu qu’elles tiennent à ne pas quitter le chemin du Ciel?
  
Pourtant Il a prévu que tous les moyens extérieurs tomberaient sous le contrôle de Ses ennemis : le téléphone, les courriels, les drones, les universités, la politique, le droit, la médecine, etc., etc. Voilà pourquoi je pense que ce qu’Il vise en permettant à Ses ennemis un tel pouvoir, c’est de nous acculer à revenir vers Lui et vers une vraie pratique intérieure de Sa sainte religion, malgré le pire que les Papes et les prêtres Conciliaires puissent faire pour nous en empêcher. Donc, à mon avis, contentez-vous d’assister à la Messe de St Pie V la moins contaminée qui se trouve près de vous, confessez-vous régulièrement auprès d’un prêtre encore prêt à écouter les confessions et qui ne vous dise pas qu’un péché n’en est pas, et trouvez le moyen d’insérer dans le cours de votre journée tous les 15 Mystères du Rosaire. Et puis « possédez en patience votre âme », et en douceur suppliez Dieu de vous montrer le chemin du Ciel et d’intervenir ici-bas avant que tout ne soit perdu. Malgré toutes les apparences, c’est encore Lui le Maître.
  
Kyrie eleison.

[Abbé Jean-Michel Gleize, fsspx - La Porte Latine] Vers le mariage des prêtres?

SOURCE - Abbé Jean-Michel Gleize, fsspx - La Porte Latine – 17 mars 2017

Un nouveau débat en vue ?
1. Dans un entretien récemment accordé au journal allemand Die Zeit (1), le Pape François a déclaré que, pour remédier au manque de prêtres, il ne serait pas impossible d’ordonner au sacerdoce des hommes mariés dans l'Église catholique latine, à condition qu’il s’agisse de « viri probati », c’est à dire d’hommes d'âges mûrs et ayant fait leur preuve dans la vie chrétienne. Dans cette éventualité, il resterait à déterminer quelles seraient les fonctions précisément départies à cette catégorie de prêtres. Mais en tout état de cause, l’Eglise ne reviendrait pas sur la loi du célibat, et ne laisserait donc pas aux séminaristes la liberté de se marier.
     
2. Y aurait-il là, en perspective, une nouvelle brèche dans la morale de l’Eglise catholique ? Dans le journal Le Figaro, Jean-Marie Guénois sous-titre en effet : « L’Eglise pourrait évoluer sur le célibat sacerdotal ». Pour y voir clair, quelques précisions s’imposent.
Quelques distinctions.
3. Le célibat n’est pas la continence. Et celle-ci n’est pas non plus la chasteté absolue. Le célibat est la situation d’une personne qui n’est pas engagée dans les liens du mariage. Cette situation peut correspondre non seulement à un état de fait mais encore à un état de vie, librement choisi, où l’on renonce au mariage, en embrassant donc la chasteté absolue, c’est à dire l’abstinence totale et définitive de tout rapport sexuel. Ce choix est légitime s’il est accompli en vue d’un motif supérieur à celui du mariage, comme la consécration religieuse ou sacerdotale. Et c’est justement pourquoi cet état de vie du célibat consacré l’emporte en excellence sur l’état du mariage, ainsi que le rappelle Pie XII : « Cette doctrine qui établit l’excellence et la supériorité de la virginité et du célibat sur le mariage a été solennellement définie, comme un dogme de foi divine, au concile de Trente, et les Pères et les Docteurs de l’Eglise ont toujours été unanimes à l’enseigner. Nos prédécesseurs et Nous-même, chaque fois que l’occasion Nous en a été donnée, Nous n’avons cessé de l’exposer et de la recommander vivement » (2).
     
4. La continence est le fait de s’abstenir d’user du mariage. Cette abstinence est temporaire chez ceux qui ne sont pas encore mariés et envisagent de l’être et elle peut même l’être aussi chez ceux qui sont déjà mariés. Elle est définitive et absolue chez ceux qui n’envisagent pas le mariage, en particulier parce qu’ils choisissent l’état de vie du célibat consacré.
     
5. Enfin, dernière précision, il y a une différence entre la Tradition et les lois de l’Eglise. La loi du célibat ecclésiastique apparaît très tôt dans l’Eglise latine, probablement dès l’époque des apôtres : les études classiques du cardinal Stickler (Le Célibat des clercs, Téqui, 1998) et du père jésuite Christian Cochini (Origines apostoliques du célibat sacerdotal, Lethielleux, 1981) l’ont établi suffisamment. Le principe du célibat des prêtres est formulé dans les textes législatifs vers le début du IVe siècle (3), par le concile d’Elvire, mais cela ne signifie pas que l’usage n’en ait pas prévalu auparavant et de fait le Pape saint Sirice en 386 et le concile de Carthage de 390 se réfèrent à une tradition remontant jusqu’aux apôtres (4). A partir de là, l’Eglise est toujours restée fixée dans son enseignement. Cela signifie que le célibat sacerdotal ne fait pas seulement l’objet d’une loi et d’une discipline ecclésiastiques, qui seraient réformables selon la simple volonté d’un Pape. La pratique du célibat sacerdotal représente surtout une tradition apostolique irréversible, tradition qui atteste un dogme de foi divine, le dogme de la supériorité de l’état du célibat consacré sur l’état du mariage. Un peu comme la discipline du baptême des bébés n’est pas qu’une discipline, mais représente aussi une tradition qui atteste le dogme du péché originel.
     
6. La loi particulière de l’Eglise d’Orient est tardive, puisqu’elle remonte seulement à la fin du VIIe siècle, avec le canon 13 du concile in Trullo II (ou Quinisexte) de 691. Ce canon autorise les prêtres, diacres et sous-diacres, qui auraient été déjà mariés avant leur ordination, à conserver leurs épouses et à user du mariage, sauf pendant le temps où ils assurent le service de l’autel. Le canon 26 interdit à un célibataire de se marier une fois qu’il a été ordonné prêtre. Le canon 48 prévoit qu’un évêque déjà marié avant son sacre devra se séparer de son épouse et ne plus user du mariage. Comme l’a montré le cardinal Stickler (5), avant le VIIe siècle, l’Eglise d’Orient retenait en principe, comme l’Eglise latine, la loi du célibat sacerdotal, héritée des apôtres. La nouvelle législation survenue postérieurement représente donc une régression. Et elle ne va tout de même pas jusqu’à autoriser un prêtre à se marier ; elle accorde seulement la possibilité d’ordonner prêtre un homme précédemment marié, en ne l’obligeant qu’à une continence temporaire. Si, dans sa prudence, Rome autorisa les églises locales d’Orient à conserver leur usage propre, elle n’en encouragea pas moins celles de ces églises qui désiraient revenir à la pratique latine du célibat et de la continence complète (6).
     
7. L’esprit authentique de l’Eglise veut donc que les prêtres renoncent à l’état et à l’usage du mariage. La loi du célibat sacerdotal est en même temps une loi de chasteté absolue. Cette exigence s’explique en raison de la supériorité de l’état de vie du prêtre et du caractère sacré de ses fonctions. L’usage particulier des églises locales d’Orient représente une entorse historique, contraire à cet esprit de l’Eglise, que Rome a été obligée d’admettre mais à laquelle elle ne s’est jamais parfaitement résignée.
Des hommes éprouvés ?
8. A quoi peut bien rimer, alors, le projet de François ? A une pure et simple régression, contraire à l’esprit de l’Eglise. L’excellence du sacerdoce réclame un état de vie proportionné, à l’exemple du Christ et des apôtres. Par son célibat et sa chasteté absolue, le prêtre est un exemple et un signe. Exemple du renoncement et de la vertu parfaite à laquelle doivent tendre les fidèles. Signe de l’excellence de la vie de l’esprit, qui est la vie même de Dieu, sur la vie terrestre et simplement corporelle. Signe aussi de l’excellence de la contemplation des réalités éternelles, par rapport aux convoitises de la chair et à la vie mouvementée d’ici-bas. Cette excellence est telle que la pénurie de prêtres ne saurait fournir un prétexte pour la remettre en cause. L’Eglise a toujours préféré la qualité à la quantité. Et le meilleur moyen d’obtenir davantage de vocations n’est-il pas de recourir à la prière et à la pénitence, pour mériter d’abord des saints prêtres et ensuite beaucoup de saints prêtres ? Ce sont là des moyens proportionnés, puisqu’ils sont d’ordre surnaturel, comme la vocation qu’ils nous méritent.
     
9. Pire encore, le dessein du Pape ouvre la voie à une évolution qui ne s’arrêtera probablement pas à mi-chemin. Après avoir admis en principe et répandu dans la pratique l’ordination d’hommes mariés, il sera bien difficile de reculer devant le mariage des prêtres. Et il ne manquera pas de doctes pour expliquer au bon peuple de Dieu le caractère inéluctablement positif de l’évolution : après tout, que le mariage ait lieu avant ou après l’ordination, cela ne change pas grand’chose. L’essentiel est d’avoir admis la compatibilité des deux.
     
10. Ce genre de manœuvre, s’il s’avère opérant, aura eu son premier banc d’essai avec Amoris laetitia. Tout en réaffirmant le principe de l’indissolubilité du mariage, le Pape y autorise en effet une pratique contraire à ce principe, en admettant que les couples concubins ou divorcés remariés bénéficient dans l’Eglise du même traitement pastoral que les couples légitimement mariés. De même, tout en réaffirmant la loi du célibat, il sera possible, en pratique, d’agir au rebours de cette loi, c’est à dire d’ordonner prêtres les hommes mariés, puis même de marier les prêtres. Et ce, bien sûr, « dans certains cas », en raison du manque de prêtres. N’est-ce pas là ce que l’on devrait désigner, en propres termes, comme une « morale de situation » ?
     
Abbé Jean-Michel Gleize, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
----------
Notes
(1) « Interview » parue dans le journal Die Zeit le jeudi 9 mars 2017, dont la substance a été reprise par Le Figaro et La Croix.
(2) Pie XII, « Discours du 15 septembre 1952 aux Supérieures Générales des Congrégations de droit pontifical » dans Acta apostolicae sedis, p. 823, cité par Léon Cristiani, dans L’Ami du clergé, n° 49 du 3 décembre 1959, p. 739.
(3) Et non pas au XIe siècle, comme l’écrit Jean-Marie Guénois dans Le Figaro. Ce qui apparaît de nouveau au XIIe siècle, lors du concile de Latran de 1139, ce sont seulement les anathèmes portés contre les prêtres qui ne respecteraient pas leur célibat.
(4) Cf. la Lettre pascale de Son Excellence Mgr Luigi Carli, évêque de Segni, du 12 mars 1970, p. 19.
(5) Cf. le chapitre III « La pratique de l’Eglise d’Orient » dans le livre déjà cité. L’auteur prouve (p. 74 et sv) que cet usage particulier n’a pu s’autoriser d’aucune tradition ecclésiastique antérieure, sinon en falsifiant les textes.
(6) Le Cardinal Stickler remarque : « Jusqu’à maintenant, la reconnaissance de cette discipline différente a été l’objet, de la part des autorités romaines, d’une considération courtoise qui, cependant, ne peut guère être considérée comme une approbation officielle de la modification apportée à l’ancienne discipline de la continence » (p. 82).

[Paix Liturgique] En Ligurie, un lieu où souffle l'esprit, au rythme de la liturgie traditionnelle

Fête de saint Benoît 2015 chez
les Bénédictins de l'Immaculée.
SOURCE - Paix Liturgique - lettre 586 - 17 mars 2017

LA FONDATION DES BÉNÉDICTINS DE L’IMMACULÉE CONFIRMÉE

C’est une bonne nouvelle qui nous vient d’Italie : le successeur de Mgr Oliveri sur le siège épiscopal d’Albenga-Imperia, Mgr Borghetti, procédera le mardi 21 mars (fête de saint Benoît) à l’érection canonique des Bénédictins de l’Immaculée. Fondés en 2008 sur les hauteurs de la côte ligure, les Bénédictins de l’Immaculée sont une communauté bénédictine traditionnelle de stricte observance conduite par le Père Jehan de Belleville, issu de l’abbaye du Barroux.

Le partage de cette bonne nouvelle, telle que communiquée par le Père Jehan sur le site de la communauté, nourrit nos réflexions de la semaine.

I – L’ANNONCE FAITE PAR LE PÈRE JEHAN DE BELLEVILLE
(texte publié le 25 février 2017 sur le site des Bénédictins de l’Immaculée)

Nous avons la joie de vous annoncer la prochaine érection canonique de la communauté, à laquelle procédera notre nouvel évêque Mgr Guglielmo Borghetti le 21 mars prochain en la fête de saint Benoît.

Le 19 janvier 2015 nous en avions fait la demande auprès de Mgr Mario Oliveri dans les termes suivants qui résument la situation de la communauté depuis sa fondation :
« Excellence et cher Monseigneur, 
Par votre lettre du 6 février 2008, vous m’avez paternellement accueilli dans votre diocèse d’Albenga-Imperia pour y fonder le monastère sainte Catherine de Sienne où se vivraient les traditions monastiques transmises par nos fondateurs et les traditions liturgiques en conformité avec le motu proprio Summorum Pontificum du regretté pape Benoît XVI. 
Le 21 mars 2012 vous nous avez fait la grâce et la joie d’ériger le monastère en Association Publique cléricale de fidèles ad experimentum pour trois ans. 
Depuis donc sept années, malgré de nombreux essais de vocations qui n’ont pas toujours abouti, la communauté demeure actuellement stable avec 3 membres, nombre minimum requis par le droit pour former un ensemble de personnes (can. 115§ 2). 
Depuis sept années à Villatalla l’Office divin et la messe quotidienne chantée ne se sont jamais interrompus et la louange divine continue d’être célébrée fidèlement sept fois le jour et une fois la nuit, dans le chant grégorien, chant propre de l’Église Catholique, depuis les Matines à 3h.30 jusqu’aux Complies à 20h. 
L’ad experimentum de l’Association parvenant à son terme ce 21 mars 2015, frère Antoine, frère Marie et moi-même venons humblement requérir auprès de votre Excellence la grâce de voir notre communauté érigée en institut de vie consacrée de droit diocésain. Cette grâce donnera à notre communauté une reconnaissance ecclésiale plus forte et plus stable et protégera son charisme d’éventuelles contestations, particulièrement à craindre en cette période de troubles et d’incertitudes pour l’Église. Je pense aussi que cette reconnaissance attirera davantage de vocations ayant besoin d’être rassurées sur la fiabilité de notre communauté. 
Veuille, Votre Excellence, agréer l’expression de nos sentiments très respectueux et filiaux in Maria.»
L’approbation des Constitutions par le Saint-Siège est une condition de validité pour l’érection d’un institut diocésain. Signée le 25 mars 2015, elle est arrivée trop tard à Mgr Oliveri car ce même jour, à la demande du Pape François, il renonçait à la juridiction attachée à sa charge d’évêque diocésain. Mgr Borghetti a dû prendre du temps pour faire connaissance avec son nouveau diocèse et nous faire une première visite le 12 mars 2016. À plusieurs reprises et publiquement Il a déclaré que n’ayant pas de sensibilité traditionnelle il respectait cependant pleinement le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI. Il a tenu parole : plusieurs messes sont actuellement célébrées selon le rite traditionnel dans le diocèse à la demande de groupes de fidèles et lui-même viendra donc nous ériger et recevoir nos vœux monastiques ce 21 mars prochain. A sa demande, la messe traditionnelle sera célébrée solennellement par l’ancien vicaire général de Mgr Oliveri, Mgr Giorgio Brancaleoni à 11h, lui-même étant assistant au chœur.

Chers amis, je viens partager avec vous notre joie de recevoir l’approbation de la sainte Église pour continuer notre vie monastique dans une entière fidélité à la grâce transmise et reçue à Bédoin en 1970 par Dom Gérard dont j’ai eu l’honneur d’être le premier disciple. Magnificat !

Merci de nous accompagner de vos prières en ce jour béni et nous-mêmes nous vous portons dans les nôtres chaque jour. Que Dieu vous bénisse et vous protège vous et vos familles !

II – LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1) La reconnaissance diocésaine des Bénédictins de l’Immaculée est d’autant plus encourageante que Mgr Borghetti semblait avoir été missionné par le pape François pour « normaliser » un diocèse jugé trop traditionnel pour les standards de la péninsule. De fait, dès octobre 2016 – alors qu’il n’était pleinement installé que depuis le mois précédent (1) – Mgr Borghetti semait le trouble parmi ses ouailles et son clergé en déclarant que, dans chaque église du diocèse, les autels devaient être tournés vers les fidèles. Une déclaration très mal prise par de nombreux prêtres et fidèles de ce diocèse situé entre Nice et Gênes où la célébration ad Orientem est la norme dans de nombreuses paroisses.

2) En 1970, Dom Gérard Calvet, religieux bénédictin de l’abbaye de Tournay, dans les Hautes-Pyrénées, demanda son exclaustration pour rester fidèle à la doctrine catholique, à la messe traditionnelle, et à l’intégrité de la vie bénédictine. Après une expérience érémitique, il vint fonder dans le Vaucluse, sur les pentes du Mont Ventoux, dans la commune de Bédoin, le prieuré bénédictin Sainte-Marie-Madeleine. Le premier postulant de la nouvelle communauté fut le Père Jehan de Belleville, lequel, lorsque la communauté s’étoffa, devint le second de Dom Gérard. La communauté, d’abord approuvée par la Congrégation des Religieux, suivit ensuite Mgr Marcel Lefebvre, duquel elle se sépara en 1988, quelques temps après les consécrations épiscopales réalisées par ce dernier. Elle s’était installée, au début des années 80, dans la commune voisine du Barroux, où elle avait construit un monastère, qui fut érigée en abbaye par le Saint-Siège en 1989. Sous l’abbatiat de Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, élu en 2003, successeur de Dom Calvet qui avait démissionné, le P. Jehan de Belleville demanda à quitter l’abbaye. Après diverses expériences, il vint s’installer dans le diocèse d’Albenga, en 2008, pour créer un petit monastère, renouvelant en quelque manière le geste de son père spirituel à Bédoin.

3) Dans sa lettre de janvier 2015, le Père Jehan rappelle que c’est pour vivre « les traditions monastiques transmises par nos fondateurs et les traditions liturgiques en conformité avec le motu proprio Summorum Pontificum du regretté pape Benoît XVI » que Mgr Oliveri l’avait accueilli en 2008. En ce sens, les Bénédictins de l’Immaculée sont l’un des fruits du motu proprio. Un autre fruit, similaire, nous vient d’Irlande où, à une trentaine de km au nord de Dublin, l’évêque de Meath vient de confirmer l’érection du monastère bénédictin de Silverstream Priory comme institut de vie consacrée de droit diocésain. C’est le premier monastère créé dans le diocèse depuis la dissolution des monastères voulue par Henry VIII en 1536. Arrivés du diocèse de Tulsa en 2012 (voir notre lettre 458), les moines de l’Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement de l’Autel, aujourd’hui au nombre de huit, célèbrent eux aussi l’Opus Dei « dans sa forme bénédictine traditionnelle et la Sainte Messe selon l’usus antiquior (la forme extraordinaire) du rite romain ».

4) La fondation d’une nouvelle communauté est une aventure humaine marquée du sceau de la Providence. Prions pour que cette reconnaissance diocésaine permette aux Bénédictins de l’Immaculée de croître en attirant à eux de nouvelles vocations désireuses de contribuer à l’essor d’une de ces précieuses « oasis de l’esprit » dans le silence desquelles « Dieu parle à l’humanité » comme le disait Benoît XVI dans une catéchèse d'août 2011 aux résonances barrésiennes : « Le silence et la beauté de l'endroit où vit la communauté monastique – beauté simple et austère – constituent comme un reflet de l'harmonie spirituelle que la communauté elle-même cherche à atteindre. […] En regardant les choses dans une optique spirituelle, ces lieux de l'esprit sont l'épine dorsale du monde ! »

5) Pour qui le peut, au-delà de la prière pour de nouvelles vocations, il est possible d’aider les Bénédictins de l’Immaculée à restaurer l’intérieur de la maison dite Saint-Jean pour leur donner 3 cellules supplémentaires, un réfectoire et une cuisine séparés ainsi qu’un chapitre pour les réunions de communauté. Tout y est à refaire : enduits, peintures, plomberie, électricité, chauffage, sans compter portes et fenêtres. Vos dons, déductibles à raison de 66% du montant, sont à faire :

  • par virement à l’ordre des « Amis des Bénédictins de l’Immaculée » ; CCM Lyon Bellecourt ; IBAN FR7610278073010002104880178,
  • par chèque libellé et adressé à « Les Amis des Bénédictins de l’Immaculée » ; Via Umberto I, 25 ; 18020 Villatalla (IM) ; Italie.
-------
(1) Mgr Borghetti a été nommé par le pape François coadjuteur du diocèse d’Albenga-Imperia en 2015. Sur décision du Souverain Pontife, il a succédé à Mgr Oliveri en septembre 2016 alors que ce dernier, en pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels, n’atteindra l’âge de la retraite épiscopale (75 ans) qu’en 2019...